L'une des caractéristiques tactiques marquantes de cette rencontre a été la manière dont l'Algérie a utilisé ses arrières latéraux et ses ailiers pour créer des espaces dans le dernier tiers face au 4-4-2 bien organisé de l'Autriche en phase défensive, ce qui a notamment permis à Riyad Mahrez d’imposer son influence. Aron Winter, expert du Groupe d’étude technique et ancien international néerlandais, nous livre son analyse.
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1re partie : Le placement des arrières latéraux algériens dans la construction
: Winter explique le rôle déterminant joué par les arrières latéraux algériens pour perturber le dispositif défensif autrichien en phase de construction. Lorsque les ailiers, Mahrez et Houssem Aouar, repiquaient vers l'intérieur, les arrières latéraux montaient haut pour étirer le terrain et contraindre les défenseurs autrichiens à prendre des décisions difficiles : suivre les ailiers vers l'intérieur ou conserver leur position. Ces mouvements simples ont permis de créer des espaces aussi bien dans l’axe que sur les ailes. Winter souligne également la patience dont ont fait preuve les Algériens en possession du ballon, notant qu'ils ont tout fait pour éviter d’envoyer de longs ballons lorsqu’ils étaient sous pression. Au contraire, les joueurs de Vladimir Petković ont eu recours à des appels et contre-appels coordonnés pour déstabiliser le dispositif défensif adverse. Grâce aux différentes solutions amenées par ses latéraux – notamment lorsqu’ils prenaient leur couloir ou qu'ils repiquaient vers l'intérieur – l'Algérie a, à plusieurs reprises, transpercé le rideau autrichien et s'est procuré des occasions, à l’image d’une attaque dangereuse menée sur le flanc droit autour de la demi-heure de jeu.
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Partie 2 : Les variations de l'Algérie et l'influence de Mahrez
Winter s'attarde également sur la manière dont la fluidité du jeu de position et de possession de l’Algérie a généré l’un des temps forts de la rencontre. Pour créer de la variation, les deux arrières latéraux repiquaient parfois vers l'intérieur tandis que les ailiers restaient sur leur côté. Ces situations ont provoqué un casse-tête supplémentaire que la défense et le milieu de terrain autrichiens ont eu bien du mal à résoudre, tant il était difficile pour eux de savoir qui devait suivre les attaquants et qui devait rester à sa place – ce qui a ouvert des espaces entre ces lignes. Le deuxième but des Fennecs est une illustration de ces principes, explique Winter, car la position excentrée des ailiers a permis à Mahrez de se retrouver seul au second poteau pour reprendre un centre parfaitement dosé d'Aouar. Enfin, l'expert du Groupe d’étude technique souligne l'influence générale de Mahrez tout au long du match, expliquant qu’il a été impliqué dans six séquences menant à des tentatives de but, qu’il a généré 1,35 xG en plus d'inscrire deux des trois buts qui ont permis à l'Algérie de se qualifier pour la phase à élimination directe.