L’équipe Analyse des performances et tendances du football a pu appliquer à la toute première Coupe du Monde Féminine de Futsal de la FIFA son cadre méthodologique habituel. Les données ainsi recueillies aideront à mieux comprendre le futsal féminin international de haut niveau. Voici une synthèse de différentes constatations tirées de la compétition, laquelle aborde des aspects tels que les buts inscrits, la récupération et les remplacements.
Résumé statistique de l’équipe Analyse des performances et tendances du football
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105 – Buts marqués en une touche sur les 200 inscrits dans le jeu, un chiffre qui dénote l’importance d’une finition sans contrôle au très haut niveau.
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100 – Nombre moyen de remplacements par match effectués par le Canada, record de la compétition.
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33 – Âge moyen de l’équipe brésilienne, sacrée championne. La Seleção était l’équipe la plus âgée de cette première édition.
- 2 – Nombre de fois qu’une équipe a perdu la rencontre alors qu’elle avait ouvert le score. Les 30 autres matches ont été remportés par l’équipe qui a marqué le premier but.
Buts marqués : phase offensive et avance au score
Un total de 210 buts ont été inscrits lors des 32 matches de la première édition de la Coupe du Monde Féminine de Futsal de la FIFA, soit 6,6 par rencontre. Près d’un tiers de ces réalisations ont eu lieu en phase offensive (lorsque l’équipe en possession du ballon a franchi la ligne médiane, en conduite de balle ou avec une passe, et a réalisé au moins une transmission dans la moitié adverse).
Cette proportion élevée indique que l’équipe en attaque s’est souvent trouvée dans une situation où elle avait le temps d’animer le jeu dans la moitié adverse (généralement contre un bloc bas). Les championnes brésiliennes ont enregistré le deuxième plus grand total de buts, avec 32 réalisations sur six matches et un taux de conversion impressionnant de 11%. Les Sud-américaines ont inscrit 13 de leurs buts en phase offensive, soit plus que toutes les autres équipes. Le Groupe d’étude technique a noté qu’elles renonçaient souvent à lancer un contre lorsque le ballon était récupéré dans leur moitié, préférant progresser petit à petit dans la moitié adverse, confiantes dans leur capacité à percer les blocs bas. Les 13 buts inscrits en phase offensive sont révélateurs de cette tendance.
Au cours de la Coupe du Monde Féminine de Futsal 2025, l’équipe qui a ouvert le score a généralement creusé l’écart ensuite. Ainsi, sur les 210 buts inscrits, 68% l’ont été par l’équipe qui menait. Seuls deux matches ont vu une sélection marquer le premier but pour s’incliner ensuite.
Phases de possession
Une séquence de possession désigne une période durant laquelle une équipe a la maîtrise du ballon. Elle peut donner lieu, par exemple, à une combinaison de passes menant à une frappe. La séquence se termine lorsque l’équipe perd le ballon (par exemple, si une passe est interceptée ou sort du terrain). C’est sur cette base que la FIFA compare le nombre moyen de passes ou de tentatives des différentes équipes. Sont exclues des séquences de possessions les phases de power play, la formation y ayant recours disposant alors d’un avantage qui fausserait les données.
Le nombre moyen de passes par séquence de possession a été de 5,7 sur toute la compétition, une moyenne que les deux finalistes, Portugal et Brésil, dépassent largement, avec plus de 10 transmissions. Chez les équipes éliminées à l’issue de la phase de groupes, cette variable était de 3 voire moins. Avoir le ballon sert avant tout à se créer des occasions. Et le Brésil illustre parfaitement ce principe, avec une frappe par séquence de possession, ce qui dénote une philosophie de jeu faisant la part belle à la finition.
Pressing haut et récupération
Le Groupe d’étude technique a constaté que lorsque le ballon était en jeu, les équipes ont démontré différentes manières de récupérer la possession. Plusieurs ont opté pour un pressing haut et vigoureux tandis que d’autres ont adopté une approche plus passive, attendant regroupées dans leur moitié qu’une occasion se présente.
L’Espagne a démontré toute son habileté à récupérer le ballon dans le jeu. Avec 17,3 récupérations par période de 40 minutes, la Roja est quatrième dans cette catégorie. En outre, les médaillées de bronze sont celles qui ont mis le moins de temps à reprendre le ballon (4,6 secondes en moyenne), ont exécuté le plus grand nombre de pressings hauts par match (13) et comptent dans leurs récupérations près de 65% d’interceptions (avec 20% de tacles et 15% de contres). Ces données mettent en évidence une intensité et une détermination farouche en défense.
Le Brésil a montré une solide capacité collective à reprendre la possession, enregistrant le deuxième plus grand nombre de récupérations, devant l’Espagne. Les championnes arrivent néanmoins en milieu de tableau pour ce qui est du nombre de pressings hauts et ont mis plus de temps à reprendre le ballon que les Espagnoles. Plus de la moitié des récupérations brésiliennes ont suivi un contre ou un tacle. Ces données révèlent une approche privilégiant un pressing plus sélectif et des replis défensifs maîtrisés au maintien d’une pression constante sur l’adversaire. Si l’Espagne a misé sur un pressing haut, le Brésil a opté pour une organisation défensive fermant les principales lignes de passes. Les deux approches ont porté leurs fruits.
Rentrées de touche
Sur les 210 buts inscrits à Manille, 28 ont fait suite à une rentrée de touche dans la moitié de terrain adverse. C’est la Pologne et le Canada qui ont joué le plus de ces coups de pied arrêtés (56). L’équipe la plus créative a été celle des Philippines, qui a trouvé une fenêtre de tir après 19 de ses rentrées de touche. Toutefois, comme le montre l’illustration ci-dessus, « tenter » ne veut pas dire « marquer ». Ainsi, seulement 12,5 rentrées de touche brésiliennes ont mené à une frappe – ce qui place la Seleção en milieu de tableau pour cette statistique –mais elles ont été les plus prolifiques, avec 10 buts à la clé.
Âge des équipes et remplacements
Le Brésil était l’équipe la plus âgée de la compétition, avec un âge moyen de 33 ans, soit six de plus que la moyenne de la compétition (27). Cette donnée reflète la préférence de Sabóia pour une équipe de vétéranes aguerries. L’équipe la plus jeune a été la Tanzanie, avec un âge moyen de 20 ans.
Le nombre de remplacements par match dans cette compétition a été soit très bas soit très élevé, révélant deux philosophies opposées. Le Canada a été partisane d’une rotation quasi constante, avec près de 100 remplacements par match. À l’extrême inverse, la Tanzanie n’en a effectué que 38. On notera que le nombre de remplacements des équipes dans le dernier carré était similaire, aucune n’ayant particulièrement fait tourner ses effectifs.
Le nombre de remplaçantes entrant sur le terrain en même temps varie. Ainsi, le Panama n’a remplacé qu’une ou deux joueuses à la fois, quand des équipes telles que le Japon ou la Nouvelle-Zélande ont souvent fait entrer trois ou quatre éléments d’un coup. Le Brésil, de son côté, a montré une préférence pour les remplacements par deux (à 36 reprises, soit 11% du total).
Des équipes ont eu tendance à associer certaines paires de joueuses. Ainsi, les Brésiliennes Débora Vanin et Emilly ont figuré 31 fois dans la même substitution. De la même manière, Lara Villalba et Silvina Nava (Argentine) ont été échangées 24 fois.