Kenio Gonzalo impliqué dans le football depuis plus de 25 ans et est aujourd’hui sélectionneur de l’équipe d’Espagne féminine U-17. Après avoir travaillé pendant des années comme préparateur physique chez les hommes, il se consacre au football féminin à partir de 2007 en entraînant plusieurs équipes dans la région de Madrid avant d’intégrer en 2017 l’encadrement technique de la Fédération Espagnole de Football. Dans cet entretien passionnant, Gonzalo aborde les différents aspects de son rôle à la tête des U-17 espagnoles, comme le travail avec les joueuses pendant les stages de préparation et la façon dont le système étendu de détection de talents de l’Espagne lui permet d’évaluer les capacités de joueuses réparties dans tout le pays. Il révèle également les quatre piliers fondamentaux de sa philosophie de jeu et revient sur son expérience à la tête de l’équipe d’Espagne qu’il a menée au titre lors de la Coupe du Monde Féminine U-17 en Inde l’an dernier.
Bonne pratique
- Identifier les joueuses de l’équipe qui possèdent le bagage technique le plus complet à chaque poste et leur faire prendre conscience de leurs points forts.
- Mettre en valeur les facettes de leur jeu sur lesquelles elles ont le plus progressé depuis qu’elles sont dans l’équipe et leur montrer en quoi leur jeu peut être parfaitement complémentaire avec celui de leurs coéquipières.
- Doter les joueuses des outils nécessaires pour lire le jeu à pleine vitesse.
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Partie 1 : Le parcours de Kenio Gonzalo dans le football
Dans la première partie de cet entretien, Kenio Gonzalo revient sur sa déjà longue carrière dans le football. Pendant des années, il travaille dans le football masculin en tant que préparateur physique pour des équipes comme Mosteles, Fuenlabrada et Torrejón. En 2007, il décide de s’occuper de football féminin. Après avoir obtenu sa licence Pro de l’UEFA, il entraîne des équipes féminines, parmi lesquelles l’Atlético Madrid. Il se souvient du moment où, en 2017, le sélectionneur de l’équipe d’Espagne féminine Jorge Vilda l’a invité à rejoindre l’encadrement technique de la Fédération Espagnole de Football, une offre qu’il a acceptée avec enthousiasme.
Partie 2 : Son travail au quotidien à la tête de l’équipe nationale U-17
Dans cette partie, Kenio Gonzalo explique que, contrairement à ce qu’on croit souvent, le travail le plus important du sélectionneur ne se fait pas pendant les stages de préparation. En réalité, le vrai travail commence au lendemain du dernier jour du stage et se poursuit pendant les deux mois avant le rassemblement suivant, lorsqu’il observe des joueuses dans tout le pays. En s’appuyant sur le travail d’un grand nombre d’observateurs et d’entraîneurs, il établit une liste de 60 joueuses appelées à constituer le groupe élargi des U-17. Une fois ces joueuses identifiées, assisté de ses entraîneurs, le sélectionneur effectue un travail de suivi et rassemble autant d’informations que possible pour aider ces prospects à progresser individuellement.
Partie 3 : Une philosophie de jeu qui repose sur quatre piliers
Dans la troisième partie, Kenio Gonzalo dévoile sa philosophie de jeu, qui repose sur quatre piliers fondamentaux. Pour lui, ces piliers ne sont pas cruciaux uniquement dans le cadre du football, mais pour n’importe quel sportif qui souhaite aller loin dans sa discipline : la technique, la tactique, le physique et le mental. D’après Gonzalo, une fois que les joueuses les plus complètes ont été sélectionnées pour chaque poste de l’équipe U-17, les entraîneurs les font travailler progressivement sur chacun de ces piliers à chaque rassemblement de l’équipe nationale. Cette méthode permet de générer des améliorations dans tous les domaines, notamment dans la capacité à exercer un pressing haut, la prise de décision et la capacité à lire le jeu.
Partie 4 : La victoire à la Coupe du Monde Féminine U17
Dans la dernière partie de cet entretien, Kenio Gonzalo évoque son expérience à la tête de l’équipe victorieuse de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Inde 2022, une compétition dont l’approche nécessitait un certain nombre d’ajustements. Au-delà du décalage horaire, l’équipe a dû s’adapter au contexte particulier de l’Inde, comme les conditions météorologiques et la nourriture locale. C’est dans cet esprit que le groupe est arrivé huit jours avant son premier match, afin de s’acclimater à la vie sur place et bien se préparer pour son entrée dans la compétition. Les situations cocasses n’ont pas manqué non plus, comme lors de cette journée où une pluie torrentielle a presque instantanément transformé le terrain d’entraînement en vaste piscine à ciel ouvert. Bien sûr, toute l’équipe n’a pas manqué l’occasion de piquer une tête, et lui le premier !