Titulaire de la Licence Pro, elle a dirigé la sélection féminine U-17 du Brésil pendant près de six ans, participant notamment à deux Coupes du Monde Féminines U-17 de la FIFA™. Elle a également été à la tête des sélections brésiliennes U-15 et U-19. Dans cet entretien, elle revient sur sa reconversion en tant qu’entraîneure. Pour Simone Jatobá, le football est à la fois une passion et un art de vivre, même si elle ne se destinait pas, à l’origine, à une carrière d’entraîneure. Au fil de sa carrière au plus haut niveau, elle a pris conscience des progrès qui restaient à accomplir dans le football féminin. Alors que sa carrière de joueuse touchait à sa fin, elle a entrepris de passer ses diplômes d’entraîneure, avec la volonté de contribuer à l’évolution du football féminin.
Points clés
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Une bonne entraîneure peut changer le destin d’une joueuse. Pour créer un environnement propice à l’épanouissement de chacune, les entraîneures doivent avant tout apprendre à connaître les joueuses au-delà du terrain.
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La technique est l’un des piliers de l’ADN du football brésilien, notamment cette capacité à former des joueuses capables de faire basculer un match sur un éclair de génie. Pour les entraîneures, le défi consiste à préserver cette liberté créative tout en veillant à ce qu’elle reste au service du collectif.
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Le comportement de l’entraîneure influence directement celui des joueuses. Elle se doit donc d’incarner les valeurs fondamentales qu’elle souhaite transmettre à son équipe.
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Partie 1 : Son parcours d’entraîneure avec les sélections brésiliennes
Les entraîneures peuvent jouer un rôle déterminant dans la carrière d’une joueuse. Pour Simone Jatobá, il est essentiel de connaître la personne derrière la joueuse, afin de l’aider à exprimer pleinement son potentiel. Au Brésil, la formation est encore en phase de structuration. Lorsqu’elles rejoignent les sélections nationales de jeunes, certaines joueuses ont donc besoin d’un accompagnement technique et tactique supplémentaire pour se hisser au niveau international. Elle souligne également l’évolution rapide du football féminin à l’échelle mondiale. Face à des exigences techniques et tactiques toujours plus élevées, les joueuses doivent continuer à progresser, y compris au plus haut niveau. Dans le football moderne, les qualités naturelles ne suffisent pas. Si la technique demeure l’un des piliers du football brésilien, les joueuses doivent aujourd’hui être performantes sur tous les plans : physique, tactique et mental.
Partie 2 : L’ADN du football brésilien au cœur de son approche
Pour réussir, les sélections brésiliennes doivent mettre les qualités techniques individuelles au service du projet tactique collectif. Trouver le bon équilibre entre liberté et responsabilité représente donc un défi majeur pour les entraîneures. Les jeunes joueuses d’aujourd’hui sont souvent sur les réseaux sociaux et Internet et peuvent avoir une capacité d’attention plus limitée. Il est donc essentiel qu’elles apprennent à maintenir leur concentration plus longtemps sur le terrain. Il ne faut pas non plus oublier que le développement des joueuses se fait par étapes, en particulier chez les jeunes. Selon elle, trop se focaliser sur les résultats peut nuire au travail de formation indispensable à chaque étape du développement. En privilégiant le développement dès le plus jeune âge, on forme à terme des joueuses mieux préparées à apprendre à gagner. L’environnement dans lequel évolue une joueuse contribue lui aussi à son développement. Enfin, discipline et rigueur sont indispensables pour toute joueuse qui aspire à atteindre le plus haut niveau. Pour l’ancienne internationale brésilienne, ces principes s’appliquent tout autant à l’entraîneure, qui doit les incarner au quotidien.